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Business, combien rapporte la Formule 1 ?

La Formule 1, première référence en matière de course automobile, est largement reconnue comme le sport le plus cher au monde.

Les investissements vont du développement des voitures, des moteurs, en passant par des dépenses continues en carburant, pneus, et divers besoins pour la structure. Une équipe comme Mercedes avait un budget de 450 millions d’euros en 2017.

Alors que le climat économique mondial s’aggrave, il devient de plus en plus difficile d’obtenir des sponsors importants. Mais comment cette industrie gagne de l’argent ?

La F1 génère plus de 4 milliards de dollars par année. Les droits commerciaux génèrent à eux seuls plus d’un milliard de dollars par an. C’est beaucoup plus élevé que dans d’autres sports. Par exemple, les revenus annuels de la ligue 1 et ligue 2 cumulés dépassent à peine les 450 millions sur une année.

Les propriétaires de la F1

Le groupe « Formula One » appartenait à Delta Topco, une société détenue par CVC Capital Partners, avant d’avoir été racheté dans sa totalité par le géant Américain Liberty Media qui est maintenant le détenteur des droits commerciaux, et perçoit tous les revenus des redevances payées par les chaînes de télévision ainsi que les frais payés par les circuits et les sponsors. Environ 480 millions d’euros des revenus proviennent des redevances payées par les radiodiffuseurs, à cela viennent s’ajouter 500 millions d’euros provenant des frais payés par les organisateurs des Grands Prix. Le reste des revenus est généré par les sponsors, notamment par le partenaire logistique officiel de la F1, DHL, et le partenaire financier Allianz.

Coût d’un circuit

Construire un nouveau circuit permanent coûte très cher. Le circuit des Frères Rodriguez au Mexique a coûté environ 400 millions d’euros. D’autres circuits, comme le circuit urbain australien « Albert Park », qui sont des routes publiques converties en pistes de course, coûtent beaucoup moins cher. Les circuits permanents génèrent des revenus tout au long de l’année en louant la piste pour des courses privées et autres. On estime que les recettes des billets et autres dépenses secondaires ne représentent qu’environ 10% du total. Ainsi, il est de plus en plus fréquent que les circuits reçoivent une certaine somme d’argent provenant de leur gouvernement, national ou local.

Business des écuries

Certaines écuries qui sont à la fois des constructeurs et des motoristes (Mercedes, Ferrari, Renault) génèrent une partie de leurs revenus en fournissant des équipements comme des moteurs ou des boîtes de vitesse à d’autres équipes, un moteur mercedes peut coûter jusqu’à 10 millions d’euros l’unité. De plus, une équipe comme Ferrari, a ses propres soutiens financiers (Fiat Chrysler Automobile entre autres). Mais beaucoup de ces « Ecuries/Constructeurs » se sont récemment retirées, par manque de rentabilité. On peut citer par exemple BMW ou encore Toyota qui avait investi des sommes colossales sans jamais gagner aucun Grand Prix en 7 ans de présence sur les circuits. D’autres équipes ont obtenu de l’argent sous forme de parrainage via de riches hommes d’affaires comme Dietrich Mateschitz, actuel propriétaire de Red Bull, ou encore Vijay Mallya qui a beaucoup investi dans l’écurie Force India via sa société Kingfisher Airlines. On estime qu’environ 50% des revenus sont partagés chaque année entre les équipes. Ces dernières gagnent la majeure partie de cet argent en fonction des points marqués dans une saison. Voici un exemple de partage des gains sur l’année  2015:

À noter que Ferrari et McLaren sans marquer aucun point obtiennent en début de championnat plusieurs millions d’euros grâce à un bonus, le CCB (constructor championship bonus). Il s’agit d’une somme allouée à une écurie par rapport à son ancienneté et sa notoriété (en 2015 Ferrari a empoché 164 millions tandis que McLaren 100 millions, ce qui a permis à cette dernière de sauver les meubles suite à sa saison catastrophique). Le cas de l’écurie Manor qui n’a marqué aucun point durant cette saison, mais qui touche plus d’argent que Sauber qui en a marqué 36, s’explique par le fait que l’écurie Manor est le résultat du rachat de l’équipe Marussia en liquidation judiciaire cette année-là, de ce fait, elle a pu bénéficier suite à ce rachat d’un « bonus » octroyé par la FIA et Bernie Ecclestone

Les pilotes

Selon le statut du pilote, il peut être payé pour courir dans une équipe ou peut également payer une équipe (via ses sponsors) pour qu’elle le laisse conduire. De nos jours, il est plus courant pour un pilote d’amener des sponsors à une équipe afin de financer directement ou indirectement sa place et payer son salaire. Le top 3 des pilotes qui seront les mieux payés en 2018:

– Sebastian Vettel avec 60 millions d’euros

– suivi de Lewis Hamilton, 50 millions d’euros (ce chiffre est susceptible d’évoluer car Hamilton est en pleine renégociation de son contrat avec Mercedes)

– et Kimi Raikkonen avec 40 millions d’euros selon le site TSM Sportz (ce montant incluant sans doute des primes à la performance ainsi que des contrats publicitaires est à prendre avec des pincettes)

Liste complète des salaires des pilotes

Les employés

Face à ces sommes astronomiques, le salaire des autres membres des équipes peut faire sourire. Le salaire moyen d’un employé en Formule 1 est de 65.000 euros par an avec des variantes selon les écuries. Un ingénieur par exemple, gagne en moyenne 110.000 euros par an, en faisant exception de l’ingénieur de Red Bull, Adrian Newey, qui est le seul à être payé autant voire plus que certains pilotes avec près de 10 millions d’euros par saison.

Sponsors des écuries

Ce sont des sociétés qui souhaitent voir apparaître leur logo sur une monoplace ou sur la combinaison d’un pilote. Pour apparaître sur une monoplace, selon le budget, le logo peut être positionné sur différentes parties de la voiture. Plus l’emplacement est visible, plus cela coûte cher. Si le logo est placé sur l’aileron arrière, l’entreprise devra débourser environ 18 millions d’euros; sur le capot moteur, ce sera 16 millions d’euros. Elle peut décider aussi de placer sa marque sur des endroits moins visibles comme les rétroviseurs ou les pontons pour des coûts « plus raisonnables », un logo en bas des pontons reviendra à 750 000 euros.

Le Championnat du Monde de F1 est l’événement sportif le plus regardé au monde, avec 580 millions de téléspectateurs uniques par an. Et il est toujours en expansion. Au cours des dernières années, il y a eu des courses en Chine, en Turquie et en Asie de l’Ouest. Le Grand Prix de Bakou en Azerbaïdjan est le dernier ajout à ce marché émergent.

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