Analyse de la Red Bull RB14

Il y a eu beaucoup d’anticipation de la part de Red Bull par rapport à la conception de la RB14, d’autant plus que la RB13 de 2017 était initialement une déception à la fois en termes de design et de performance.

Révélée aujourd’hui dans sa livrée shakedown «édition spéciale», la RB14 est clairement en avance dans sa conception et cela est de bonne augure pour cette nouvelle année.

Alors que 2017 a apporté d’énormes changements à la réglementation, 2018 a beaucoup moins de nouvelles règles de développement. Durant l’hiver, le travail des équipes à été d’intégrer le Halo et supprimer l’aileron de requin. Pour chaque voiture présentée jusqu’à présent, le thème commun de la “ré-ingénierie” a été les pontons (ouvertures servant à faire varier la température du moteur). Pour Red Bull, ce n’est pas différent, bien qu’ils aient adopté une approche assez différente.

Jusqu’à présent, Red Bull n’a pas précisé le niveau d’implication d’Adrian Newey sur le design de la voiture. Ce dernier s’est éloigné de la conception de la RB13 (2017), et des problèmes de soufflerie sont rapidement apparus altérant la performance de la voiture, il a été rapidement réintégré l’équipe de conception pour aider à rattraper le retard sur la concurrence. Bien que Newey semble vouloir poursuivre d’autres projets avec Red Bull Technologies, certains aspects du design de la voiture portent son empreinte.

Du point de vue aérodynamisme, il y a beaucoup de facteurs de développement à prendre en compte. Le principal étant le Halo, cette structure “anti-collision” affecte le flux de refroidissement, de plus elle ajoute du poids et de la hauteur affectant le centre de gravité. La solution a été d’abaisser la zone latérale de protection contre les impacts, ce qui permet de compenser partiellement le poids du Halo.

Deuxièmement, les changements de règle l’an dernier ont conduit les équipes à travailler sur un diffuseur plus dur afin d’obtenir plus d’appui et moins de traînées. Troisièmement le refroidissement a été amélioré grâce à un meilleur écoulement de l’air résultant du repositionnement et de l’agrandissement des pontons par rapport à 2017, ces changements permettent également de dirigé le surplus d’air vers le bas, le long du sol au niveau du diffuseur afin de créer plus d’appui.

Sous la carrosserie, il y a sans aucun doute eu des changements au niveau des suspensions et la boite de vitesse, mais le changement clé sera ce que Renault a concocté dans son nouveau moteur. 2017 a été la quatrième année de douleur pour le constructeur depuis le passage aux nouveaux groupes propulseurs. Manquant de puissance et de fiabilité, une grande partie du développement s’est axé sur l’amélioration du moteur thermique ainsi que du système hybride MGU-H. Ces améliorations pourraient bien être payantes pour Red Bull, car la nouvelle monoplace 2018 devrait bénéficier de toutes les leçons tirées de ces pannes.

Dans l’ensemble, la voiture semble être bien mieux préparée que celle de 2017, de plus l’approche des ingénieurs sur certains points de développement est susceptible d’être reprises par la plupart des équipes. En conclusion, il n’y a aucune raison qu’ils ne soient pas dans le coup avec Ferrari et Mercedes dès la première course.

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