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Business – Combien rapporte la Formule 1 ?

La Formule 1, première référence en matière de course automobile, est largement reconnue comme le sport le plus cher au monde.

Les investissements vont du développement des voitures, des moteurs, en passant par des dépenses continues en carburant, pneus, salaires des employés, etc. Des équipes comme Mercedes et Ferrari ont dépensé en 2019 pas moins de 450 millions d’euros.

 

La F1 génère plus de 4 milliards d’euros par année. Les droits commerciaux génèrent à eux seuls plus d’un milliard de dollars. C’est beaucoup plus élevé que dans d’autres sports.

Par exemple, les revenus annuels de la ligue 1 et ligue 2 (ligues française de football) cumulés, dépassent à peine les 450 millions sur une année. Mais comment cette industrie arrive à gagner autant d’argent ?

Les propriétaires de la F1

Le groupe “Formula One” appartenait à Delta Topco, une société détenue par CVC Capital Partners, avant d’avoir été racheté dans sa totalité par le géant Américain Liberty Media qui est maintenant le détenteur des droits commerciaux, et perçoit tous les revenus des redevances payées par les chaînes de télévision ainsi que les frais payés par les circuits et les sponsors.

 

Environ 480 millions d’euros des revenus proviennent des redevances payées par les radiodiffuseurs, à cela viennent s’ajouter 500 millions d’euros provenant des frais payés par les organisateurs des Grands Prix. Le reste des revenus est généré par les sponsors, notamment par le partenaire logistique officiel de la F1, DHL, et le partenaire financier, Allianz.

 

Coût d’un circuit

Construire un nouveau circuit permanent coûte très cher. Le circuit des Frères Rodriguez au Mexique a coûté environ 400 millions d’euros.

D’autres circuits, comme le circuit urbain australien d’Albert Park, qui sont des routes publiques converties en pistes de course, coûtent beaucoup moins cher.

Les circuits permanents génèrent des revenus tout au long de l’année en louant la piste pour des courses privées. On estime que les recettes des billets et autres dépenses secondaires ne représentent qu’environ 10% du total.

Ainsi, il est de plus en plus fréquent de constater que certains promoteurs reçoivent de l’aide de la part leur gouvernement, national ou local.

Business des écuries

Certaines écuries qui sont à la fois des constructeurs et des motoristes (Mercedes, Ferrari, Renault) génèrent une partie de leurs revenus en fournissant des équipements comme des moteurs ou des boîtes de vitesse à d’autres équipes, un moteur Mercedes peut coûter jusqu’à 10 millions d’euros l’unité.

Mais beaucoup de ces “Ecuries/Constructeurs” se sont récemment retirées, par manque de rentabilité. On peut citer par exemple BMW ou encore Toyota qui avait investi des sommes colossales sans jamais gagner aucun Grand Prix en 7 années de présence dans le championnat.

 

D’autres équipes ont obtenu de l’argent sous forme de parrainage via de riches hommes d’affaires comme Dietrich Mateschitz, actuel propriétaire de Red Bull, ou encore Vijay Mallya qui avait beaucoup investi dans l’écurie Force India (devenu aujourd’hui Racing Point) via sa société Kingfisher Airlines.

On estime qu’environ 50% des revenus de la Formule 1 sont partagés chaque année entre les équipes. Ces dernières gagnent la majeure partie de cet argent en fonction des points marqués au cours d’une saison. Voici un exemple de partage des gains sur l’année  2015:

À noter que Ferrari et McLaren sans marquer aucun point obtiennent en début de championnat plusieurs millions d’euros grâce à un bonus, le CCB (constructor championship bonus).

Il s’agit d’une somme allouée à une écurie par rapport à son ancienneté et sa notoriété (en 2015 Ferrari a empoché 164 millions tandis que McLaren  a touché 100 millions, ce qui a permis à cette dernière de sauver les meubles suite à sa saison catastrophique).

 

Le cas de l’écurie Manor qui n’a marqué aucun point durant cette saison, mais qui touche plus d’argent que Sauber qui en a marqué 36, s’explique par le fait qu’elle a été le résultat du rachat de l’équipe Marussia en liquidation judiciaire cette année-là.

De ce fait, elle a pu bénéficier suite à cela d’un “bonus spécial” octroyé par la FIA et Bernie Ecclestone (patron de la Formule 1 à l’époque).

 

Les pilotes

Selon le statut du pilote, il peut être payé pour courir dans une équipe ou peut également payer une équipe (via ses sponsors) pour qu’elle le laisse conduire. De nos jours, il est plus courant pour un pilote d’amener des sponsors à une équipe afin de financer directement ou indirectement sa place et payer son salaire.

Le top 3 des pilotes qui ont été les mieux payés en 2019 :

–  Lewis Hamilton avec 46 millions d’euros

– suivi de Sebastian Vettel, 35 millions d’euros

– et Daniel Ricciardo avec 31 millions d’euros

Liste complète des salaires des pilotes

Les employés

Face à ces sommes astronomiques, le salaire des autres membres des équipes peut faire sourire. Le salaire moyen d’un employé en Formule 1 est de 65.000 euros par an avec des variantes selon les écuries.

 

Un ingénieur par exemple, gagne en moyenne 110.000 euros par an, en faisant exception d’Adrian Newey ( Red Bull), qui est le seul à être payé autant voire plus que certains pilotes avec près de 10 millions d’euros par saison.

Sponsors des écuries

Ce sont des sociétés qui souhaitent voir apparaître leur logo sur une monoplace, ou sur la combinaison ou le casque d’un pilote.

Pour apparaître sur une monoplace, selon le budget, le logo peut être positionné sur différentes parties de la voiture.

Plus l’emplacement est visible, plus cela coûte cher. Si le logo est placé sur l’aileron arrière, l’entreprise devra débourser environ 18 millions d’euros. Sur le capot moteur, ce sera 16 millions d’euros.

 

Elle peut également décider de placer sa marque sur des endroits moins visibles comme les rétroviseurs ou les pontons pour des coûts « plus raisonnables », un logo en bas des pontons reviendra à 750 000 euros.

Le Championnat du Monde de F1 est l’événement sportif le plus regardé au monde avec plus de 580 millions de téléspectateurs uniques par an. Ce chiffre augmentera encore dans les prochaines années et laisse présager que ce sport a encore de beaux jours devant lui.

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